Isabelle Huppert dans SAUVE QUI PEUT (LA VIE) de Jean-Luc Godard

Sauve qui peut (la vie)

Jean-Luc Godard
1980 - Drame - 87 min

Isabelle Huppert dans SAUVE QUI PEUT (LA VIE) de Jean-Luc Godard

À la mémoire de Jean-Luc Godard


Sauve qui peut (la vie)

For Ever Godard

pays :
France, Suisse, République fédérale allemande, Autriche
langue :
français
sous-titres :
anglais

En collaboration avec le Musée d’art contemporain de Montréal (MAC), le Cinéma Public soulignera le 3 décembre prochain l’anniversaire de Godard. Sur présentation d’une preuve d’achat pour une séance du 3 décembre, le MAC vous invite à découvrir gratuitement l’exposition inédite consacrée à l’artiste canadien Nelson Henricks.

 

L’action (et l’inaction) se déroule quelque part entre Lausanne et Genève, ou entre Paris et Lyon, ou Francfort et Zurich. Les lieux ne sont pas nommés, sauf les hasards des rencontres d’une part entre les trois personnages principaux, mais aussi et surtout les rencontres avec les rôles secondaires.

 

C’est ainsi que Denise Rimbaud (Nathalie Baye) quittera son travail à la télévision pour un lac de montagne et du travail avec les animaux d’une ferme. Elle a besoin d’air mais ne s’imagine pas encore bien de quelle violence peuvent être les courants d’air. Son trajet s’intitule d’ailleurs : l’imaginaire.

 

Celui de Paul Godard (Jacques Dutronc) s’intitule : la peur. Peur de quitter la grande ville où l’on est plusieurs à être seul. Peur d’être abandonné par Denise dont il n’arrive pas à suivre le mouvement. Peur de ne même plus pouvoir reprendre des relations avec son ex-femme et sa petite fille. Les rapports entre Paul et Denise sont le plus souvent sauvages, comme si ces deux civilisés ne pouvaient se toucher qu’en échangeant des coups plutôt que des caresses.

 

Isabelle Rivière (Isabelle Huppert) représente le milieu entre ces deux extrêmes. C’est une campagnarde qui est venue tapiner dans la grande ville internationale où les fantasmes sexuels des hommes sont infinis et représentent beaucoup d’argent pour quelqu’un de résolu à payer de son corps sa tranquillité. Le hasard fera qu’Isabelle finit par louer dans la banlieue de la grande ville l’appartement que Denise quitte et que Paul n’a pas voulu lui relouer. Ce mouvement vécu par Isabelle s’intitule tout normalement : le commerce.

 

Dans une dernière partie intitulée : la musique, tous les fils tissés entre les trois personnages principaux et tous les autres se dénoueront et l’on verra dans la dernière image les musiciens en chair et en os jouer le thème du film alors que Paul accroché par une voiture se hâte et pense qu’il n’est pas en train de mourir puisqu’il n’a rien, vraiment rien.

 

« Sauve qui peut (la vie) : présentation » par Jean-Luc Godard

STF - Sous-titres français
STA - Sous-titres anglais

Nos suggestions

Chloé Djandji dans une scène du film Ru

Ru

Après une dangereuse traversée en mer et un séjour dans un camp en Malaisie, la jeune Vietnamienne Tinh et sa famille sont acceptées comme réfugiés au Canada et entreprennent leur nouvelle vie à Granby. Mais pour Tinh, s’adapter comporte son lot de difficultés.

En savoir plus

Écho de la mer

Une canadienne d’origine japonaise est aux prises avec la mort de sa mère alors qu’elle emmène sa famille en retraite. Lorsque sa relation avec son mari commence à affecter la sécurité émotionnelle des enfants, la famille est changée à jamais.

En savoir plus

Sandra Hüller et Antoine Reinartz dans une scène du film Anatomie d'une chute

Anatomie d’une chute

Un jour, Samuel est retrouvé mort dans la neige. Une enquête pour mort suspecte est ouverte. Sa femme Sandra est bientôt inculpée malgré le doute : suicide ou homicide ?

En savoir plus

Cinéma Public,
un cinéma en mouvement