D’espoir et d’indignation

Du 29 mai au 21 juin 2026, le Cinéma Public présente D’espoir et d’indignation, un cycle de projections conçu et accompagné par Anaïs Barbeau-Lavalette.

Ça fait des années que, minutieusement, je me penche sur le reflet cinématographique de notre époque écorchée.

Comment aborder la catastrophe climatique sans tomber dans la grande noirceur ou la morale lisse ?

Quelques films ont brillamment réussi à être très ancrés dans l’actualité écologique tout en restant singuliers, puissants et soulevants.

C’est ce dont nous avons besoin. Des films qui ne donnent pas de réponse là où il n’y en a pas, mais qui activent nos leviers intérieurs. Qui nous rappellent à ce « moi indélégable » : cette part qui existe en chacun de nous, fragile et essentielle, qui ne peut être déposée sur d’autres épaules ou sur d’autres cœurs. C’est cette cette part « indélégable », qui rend le soulèvement de chacun unique et irremplaçable. « Personne », écrit Thoreau, « ne peut être moi à ma place ». C’est à partir de là que nous agissons, que nous dénonçons, que nous désobéissons. C’est aussi à partir de ce je unique que nous fabriquons des films.

Je crois encore au pouvoir de l’art pour bousculer et faire progresser les esprits et les gestes y étant reliés.

Et j’embrasse la radicale lucidité de Frederic Gros quand il écrit qu’« être intellectuel, artiste, écrivain, mais peut-être plus fondamentalement prendre au sérieux son destin d’“humain”, cela signifie s’obliger à l’engagement, voire à la lutte, à la prise de parti. Car la neutralité est un choix : celui de la complicité passive. »

À travers cette programmation, je nous invite donc à rencontrer des voix brillantes, essentielles et soulevantes, afin de redevenir complices d’espoir et d’indignation.

Anaïs Barbeau-Lavalette


Ce projet a été réalisé avec le soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts de Montréal.

D’espoir et d’indignation


Comme s’il n’y avait pas de lendemain

L’histoire d’un groupe d’activistes engagés dans une campagne de désobéissance civile non violente. Ils se définissent comme la dernière génération ayant la possibilité d’atténuer la crise climatique.

Matteo Keffer, Riccardo Cremona
Italie

langue : italien
sous-titres : français

90 min

D’espoir et d’indignation


La petite bande

La petite bande, c’est Cat, Fouad, Antoine et Sami, quatre collégiens de 12 ans. Par fierté et provocation, ils s’embarquent dans un projet fou : faire sauter l’usine qui pollue leur rivière depuis des années. Cette aventure drôle et incertaine va totalement les dépasser.

Pierre Salvadori
France

langue : français

107 min

D’espoir et d’indignation


Le chant des forêts

C’est dans les forêts des Vosges que Vincent a tout appris grâce à son père Michel, naturaliste, ayant passé sa vie à l’affût dans les bois. Il est l’heure pour eux de transmettre ce savoir à Simon, le fils de Vincent. Trois générations, une même fascination pour la vie sauvage.

Vincent Munier
France

langue : français

93 min

D’espoir et d’indignation


Le temps

À travers le temps et des paysages variés, quatre personnages tissent une toile d’histoires explorant la résilience humaine face à la crise climatique. Le temps transcende les frontières artistiques pour engager un dialogue entre notre passé, notre présent et notre avenir.

François Delisle
Québec (Canada)

langue : français, anglais, russe
sous-titres : français

94 min

Cinéma Public,
un cinéma en mouvement